Publié le 12 Juillet 2017

Un an. Ma première année audonienne s’achève. Le combat sans fin – tant attendu – est bel et bien lancé. Les moulins à vent n’ont qu’à bien se tenir. Ma détermination n’a d’égale que mon inadaptation. Se tenir droit ou courbé, peu importe. Un sommeil clair réparateur ou des nuits sombres étouffantes, peu importe. Je ne suis pas d’ici mais j’apprends d’ici.

Les patrons passent, les piliers demeurent.
Les battes cassent, les quartiers se meurent.
Les réformes lassent, les poings se creusent.

Confiance indéfectible dans la capacité de résistance de tou.te.s : ami.e.s, collègues, parents, élèves et étudiant.e.s.

Il faudra frapper avant de se faire achever. A quand le feu d’artifice ?

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 1 Juin 2017

46

De justesse, je reprends la plume.
De justesse, je branche les moniteurs. De justesse, Daby Touré me calme.
De justesse, je reste dans mon organisation. De justesse, je n’ose pas en discuter clairement.
De justesse, je me tourne vers d’autres personnes pour le faire. De justesse, je trouve un épanouissement ailleurs.

De justesse, sans moi.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 26 Avril 2017

45

Coma conscient ? Mon blog sommeille. En cause, un peu d’écriture dans un nouveau cahier. Physique celui-ci. En cause, une situation – critique mais attendue – qui nécessite de ne pas courir la tête en avant. Je laisse passer l’orage, je réagis plus tard. Peut-être via un billet.

Minoritaires dans les urnes. Majoritaires dans les rues ? En attendant, la réaction se fera physiquement – dans les rues parisiennes – le 1er mai après-midi. Je prendrai un an de plus vers 23h25. Je prendrai surtout du courage pour affronter les derniers jours avant le 7, et les cinq prochaines années de combats politiques à venir.

Abattu.es un jour. Debout demain ? Il y a deux jours je faisais la réflexion à une personne chère que j’avais envie de rire.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 31 Mars 2017

44

Je n’ai pas répondu à ton dernier message. Mais sache que c’est parce-que je me suis perdu. J’ai été happé par la musique de Ludovico Einaudi. J’ai laissé mes pensées aller et venir. Oh et puis non ! J’ai laissé mes pensées se faire la malle. Comme un premier jour de vacances. Allez, c’est bien. Cassez-vous et le plus loin possible ! Que je ne vous entende même plus respirer. Oui, parce-que parfois respirer ça fait un bordel monstre. Et c’est fatigant. Usant.

L’album s’appelle Elements. Je vais me faire une place entre deux ou trois notes et je reviens plus tard.

 

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 30 Mars 2017

43

Je milite dans une organisation politique régulièrement critiquée, non pas par ses adversaires, mais par celles et ceux je pensais – ô naïveté ? – être nos allié.es. Une sorte d’enclume sur laquelle il fait bon taper.

Le prisme de la lutte des classes est réducteur ? Je l’admets. Volontiers. Pour autant, notre combat est-il inutile ? Ne doit-il pas être fait ? Qui ira devant les entreprises si nous arrêtons ? Quelques camarades d’un autre parti moins obtus sur la question. Mais alors, ça sera à leur tour de jouer le rôle de l’enclume, car j’en connais qui sont sortis de la secte pour… mener le même combat.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 20 Mars 2017

42

Contrairement à ce qu’affirme le groupe Minuit, l’odeur du jasmin ne me donnera jamais du courage. Anosmique, je trouve ce dernier ailleurs. Malgré les difficultés, dans mon boulot. Voir des gamins – particulièrement chiants – prendre le parti de la déconne, de la joie mais aussi des peines.

Vendredi, j’ai vu une élève à côté de son papa sursauter de larmes. Vendredi, j’ai vu un élève se ratatiner et arrêter de faire le fier encadré de ses parents. Vendredi, j’ai vu une mère de famille rire car j’ironisais sur la défense de sa fille (« c’est la faute du prof »). Vendredi, j’ai compris une fois de plus que mon travail avait un réel sens.

Le courage, je le trouve ici et ailleurs (bien heureusement).

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 17 Mars 2017

41

Le 17 mars, minuit. Je branche l’ordinateur à la table de mixage, lance Minuit. Au diable, la peur. Ce soir, je souhaite écrire clair. Stop à la poésie bringuebalante. Arrêtons de nous cacher. Les maux derrières les mots et les mots derrière les maux. Des choses me hantent.

Alors oui j’aurais aimé être là au commencement. Mais bordel qu’est ce que c’est con. Tu ne serais pas celle que je connais. De même que j’apprécie à me remémorer mon passé, pourquoi ne le ferais-je pas pour le tien. L’accueillir sereinement et sainement. Ça vaut le coup d’essayer.

Bientôt un an. Si peu et déjà tant. Samedi soir, tu seras Clyde, je serai Bonnie. Si peu et déjà tant. A l’image d’un épanouissement total et vertigineux à la fois. Une sorte de saut à l’élastique dans une zone enivrante. Mais j’ai rebondi. Le sourire est là au premier rebond.

Ce sourire, c’est à toi que je le dois.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 5 Mars 2017

40

Et il s’élança, enlaçant Elisa. Puis s’enlisa… Oui j’ai merdé plus d’une fois. Et alors ? Juste une fois à la fois. Ça fait finalement peu au total. Sur à peu près 27 ans, presque 28. Ça fait combien de soirées au total ?

Au total ? On en veut à Total et à tous les autres. Serge Dassault, François Fillon, et François Hollande. Allez, mettons dans le panier à cabres : Hamon, Melenchon et les Ôtres…

Combien de marées noires en plus à subir ? Les plages, les volatiles et les cœurs des gens de la côte. Oui mon cœur a saigné une fois, deux et puis trois. Et alors ? J’en suis bien suffisamment responsable pour ne pas rejeter la faute sur la personne chère qui me talonne ou me devance. Mais que je suis, quoi qu’il en coûte. Je sais qu’elle ferait la même. Alors à quoi bon s’époumoner ?

Atlantique.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 26 Février 2017

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Incompréhension monstre. Appréhension. Rétention. Quand mon fonctionnement détonne. En fait des tonnes. Je signe et contre signe.

Des balades à la guitare. Des balades au bord de l’Océan. Le seul, l’unique. Celui qui berce réellement. Sans retour. Pour le plaisir de bercer. Celui qui ne finit pas. L’horizon. Au loin. Celui que l’on vise. Viser juste. Ce que l’on pense être capable de viser. Et les ratés. Unique solution. Des balades au bord de l’Océan.

Rentrer. Ramener du sable. Dans la caisse. Le Sud-Ouest acheté sur la route, au feu rouge. A la maison parentale. Trébucher dans l’escalier du garage. Les larmes d’il y a longtemps. Un grand-père qui s’en va. Un aurevoir fait déjà quelques années auparavant.

Des portes qui claquent. Qui pètent. D’autres qui s’ouvrent. Dans un même fracas.

Un texte qui mêle soudain passé lointain, présent et futur proche.

 

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 22 Février 2017

38

Espèces rouges. Lumières bleues. Rages noires.

Je suis né à une époque où l’espoir n’a plus sa place. Je lis des livres dont les pages se défont et se défont encore. Rupture de stock. Cet élément n’est plus publié.

Je suis né à une époque où les emplois sont fictifs et les défaites bien tangibles.

Je suis né à une époque où l’indifférence n’a pas d’égale. La solidarité a claqué la porte.

Rassurons-nous en nous disant : une époque reste une époque. Prière de ne pas s’en aller avant de la voir révolue.

 

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Rédigé par Mathieu C

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