Akhenaton - Métèque et Mat (1)

Publié le 12 Décembre 2016

Un nouveau type de billet aujourd'hui, je me teste dans la critique musicale. Pour commencer, je ne prends aucun risque: un classique du rap Français des années 1990, le premier album d'Akhenaton.

Voici donc les 3 galettes de Métèque et mat qui vient d'être réédité le 1er décembre 2016. La version originale sortie en 1995 sur 2 vinyles - pour laquelle je n'avais pas encore cassé ma tirelire - vaut environ 160€ sur Discogs. Cela est donc un véritable cadeau de Noël avant l'heure, à seulement 30€.

C'est donc en me promenant dans le quartier de la Croix Rousse à Lyon que je suis tombé sur un petit disquaire bien sympa. Un peu par hasard, cet album est donc aussi un souvenir de ce premier week-end lyonnais accompagné.

La première sensation en faisant tourner la face A à 33 tours/min c'est mais quel plaisir d'entendre cet album sur platine ! Tout est là. Et quoi de mieux que le titre mythique et la mélodie de La Cosca pour profiter d'un son bien au dessus du CD. A nouveau, nous voyageons vers la Sicile. Et nous rappelons à quel point Akhenaton est un maître dans l'art de raconter des histoires dans ses titres (Souvenons-nous L'aimant ou encore Le soldat sur l'album d'IAM Ombre est Lumière précédant celui-ci).

Suit ensuite le titre Le calme comme essence qui passe comme une balade légère. Quel étonnement de trouver en piste 3 J'ai pas de face mais voilà, c'est la magie des rééditions. C'est un morceau qui était sorti après l'album en maxi avec une face B fameuse: Rien à perdre avec le Rat Luciano en featuring (Je devrais écrire une bible sur IAM, si un jour je deviens vieux, ce dont je doute avec la vie que je mène). Dans ce titre, AKH se moque de l'arrivée sur les ondes des boys band et autres merdes radiophoniques. Personnellement, je n'ai jamais accroché à ce titre.

Il est déjà temps de tourner le disque et de découvrir la face B. C'est Je ne suis pas à plaindre qui ouvre la danse. Morceau extrêmement touchant où le rappeur relativise ses petites emmerdes avec les grosses d'un jeune malade ou encore d'un enfant pauvre du Maroc qui a passé une heure avec quelques dirhams sur le coeur. Akhenaton a perdu 200 balles à Roissy, Steeve sa vie à 17 ans et demi... Ce genre de titre m'a forgé à mon plus jeune âge.

L'intermède italien La vie de rêve passe en quelques secondes puis arrive le titre éponyme de l'album Métèque et mat. Akhenaton y revendique ses origines -  Je suis un 100% métèque, importé d'un pays sec - comme il le fait, comme jamais, tout au long de l'album. C'est efficace, ça claque. Sur le refrain, il rappelle qui faisaient - et font toujours, même si les origines des métèques ont changé depuis l'arrivée de ses parents - les sales boulots: Pour dix balles, accomplis les tâches et les travaux les plus sales.

Viennent ensuite des notes bien connues de tous. Enfin, je peux écouter Bad Boys de Marseille (Part 2) sur vinyle. Le titre que l'on ne présente plus - enfin peut être à mes élèves ... - qui a découvert et lancé la Fonky Family. C'est un vrai classique.

Je me rends compte qu'il est long de s'étendre sur un si bel objet. Je fais donc une pause ici, et reviendrai vous parler de la suite dans très peu de temps.

Rédigé par Mathieu C

Publié dans #Crie et tique !

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article