Publié le 28 Septembre 2016

11

Du pourquoi de la sodomie du dernier billet. Le rapport de domination homme/femme se retrouvent et explosent à nos yeux dans l’acte sexuel. L’homme est toujours celui qui dirige, fait voire décide. Il est en permanence dans le rôle de directeur. Ne se relâche jamais. Contrairement à la femme qui, la majeure partie du temps, endosse le rôle passif. De temps en temps, vient-elle dessus. Même là, l’homme a tendance à reprendre les rênes et à donner ses coups de reins. A ne pas laisser la femme faire. Il a du mal à le supporter. Tellement du mal que cela est en fait contre-nature pour lui.

La plupart des hommes doivent avoir une peur bleue de se retrouver à quatre pattes. Cela signifierait devenir passif, ne pas savoir ce qui se passe et subir les événements. Mais le point hautement positif qui les fait flipper est que cela leur permettraient de lâcher les rênes.

Casser les codes hétéro-centrés au sein du couple – et particulièrement dans l’acte sexuel – est un acte militant féministe à part entière. Le sexe de chacun.e ne permet pas d’attribuer un rôle à l’un.e ou l’autre. Vivre ce que l’autre a l’habitude de vivre est aussi un moyen de construire un échange solide. De comprendre l’autre. D’éviter les maladresses. Tout simplement, de se mettre sur un même pied d’égalité.

 

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 28 Septembre 2016

10

Il y a tous ces mecs qui se sentent obligés de poser leurs couilles sur la table. On leur a fait croire que cela faisait d'eux des êtres à part. Supérieurs. Supérieurs à quoi? A la bassesse ambiante des gens. Ce n'est pas très compliqué. Tout jeune, on leur explique - les parents les premiers - que par ces deux boules répugnantes qui pendent, ils pourront faire ce qui leur plait. Particulièrement, ne pas réfléchir à ceux - et surtout celles - qui les entourent.

Quand j'ouvre Le Monde, je ne trouve que de vieux hommes blancs. Nous ne sommes dirigés que par cela. Et tout le capitalisme qui va avec. Je ne sais pas vous, mais moi ça ne me fait pas bander. Mais les hommes s'en arrangent bien. Les femmes - pas toutes - baissent la tete pour tenir. Et la Terre continue de tourner.

Que tous ces machos se fassent un jour sodomiser. Cela arrangerait bien des choses.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 23 Septembre 2016

9

Mes oreilles s’arrêtent sur un son, Le temps est bon. Le ciel est bleu. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas aller chercher plus. Se bousculer, se faire bousculer. Commencer. Recommencer. Goûter à autre chose. Se déconstruire avant de se reconstruire.

Ne pas mollir avant de démolir. Ne pas flancher avant de mener bataille. Repartir en caravane. Aller se faire violence. Echanger. Dialoguer. En un mot : militer.

Nous entendons suffisamment de conneries pour faire entendre une autre mélodie. Montrer que nous sommes là et que nous ne baissons pas la tête. Même minoritaire. Même à contre-courant.

Le temps est bon. Le ciel est bleu. La tristesse se morfond. On ne fait pas mieux.

 

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 20 Septembre 2016

8

Je n’ai pas l’optimisme de la lutte. Je lutte pour ne pas flancher. Pour ne pas flancher dans cet océan de merde. Les syndicats censés défendre les travailleur.es roulent aujourd’hui pour le patronat. Dénigrent les manifestations. Valident la loi Travail. Les soi-disant bonimenteurs de la gauche radicale  il n'y a pas de sauveurs suprêmes – tapent sur l’Allemagne et nous promettent un protectionnisme heureux de gauche. L’année 2017 sera celle du populisme, d’un bord à l’autre de l’échiquier. Nous serons peu à tenter de surnager et à continuer de prôner un discours de lutte, de défense des droits et de nécessité d’organiser les travailleur.es.

La société gangrénée qui est la nôtre fait des dégâts à tous les niveaux. Manque de combativité. Pourquoi le corps enseignant est-il aujourd’hui si muet ? Les syndicats s’écraseraient-ils face au PS ? Manque de solidarité. Nous devons faire notre journée d’action séparée – le 8 avant le 15. Ça pue. C'est mesquin. C’est déprimant. Fût un temps où les collègues bloquaient ce foutu pays.

Nous sommes très mal embarqué.es mais il ne faut pas baisser la tête. Et particulièrement si la lutte des classes nous est fondamentale. Personne ne se battra à notre place. Ils ont déjà reculé devant moins que nous.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 20 Septembre 2016

7

Connais-tu la douceur de retrouvailles sur un quai de gare. Connais-tu l’apaisement d’être encore capable de se découvrir à 27 ans. Connais-tu la joie de rebondir quand on pense être au plus bas. Connais-tu le sourire quand tu entends un rire bien particulier au fond d’un restaurant. Connais-tu la beauté de certaines taches ressortant au soleil sur ton visage. Connais-tu la joie de dégrafer peu à peu un nouveau chemisier. Connais-tu la chaleur de moments simples qui deviennent si importants. Connais-tu l’envie d’à nouveau marcher au milieu de villages blancs des Pouilles. Connais-tu le plaisir de planifier de nouveaux voyages, de l’autre côté de l’Océan.

Connais-tu tout cela ?

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 19 Septembre 2016

6

Nous rencontrons parfois des gens – ou autres claques – qui bouleversent notre conception du monde. Il y a eu le rap à 12 ans. La lecture, un peu plus tôt. Puis une rencontre, il y a peu de temps. Ces gens sont des ami.es, parfois plus. Ils passent. Ils laissent un impact.

Soyons conscients de nos limites y compris militantes. Lorsque nous sommes – de ce qu’ils nomment – du sexe fort, il n'est clairement pas naturel de se pencher sur ces questions. Celles des inégalités entre sexe. De la pression sociétale qui repose sur les femmes. Pression qui n’est pas invisible pour l’homme qui veut bien faire l’effort. Combien sont-ils ? En suis-je nécessairement ?

Après plusieurs lectures – Benoîte Groult, Virginie Despentes – bien loin de mes lectures militantes habituelles. Après de nombreuses discussions. J’ai pris conscience. Dans le milieu féministe, elles appellent cela la pilule bleue rouge. Personne n’en revient.

Je m’étais construit une conscience de classe. Je me construis une conscience des sexes.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 19 Septembre 2016

5

Tempête éreintante. Le calme revient mais jusqu'à quand. Besoin de stabilité. Perte de repère. Mais le temps fera son job. Nous l'avons déjà vu, nous pouvons compter sur lui.

Balade dans la capitale. Croiser des troquets inédits. Un picon bière en ce mois de septembre qui s'étend. Parfois dur à encaisser, les choses nouvelles ne font jamais leur place sans encombre.

La douceur du Sud-Ouest manque souvent mais il y a une place ici à prendre. Seul. En décalage. Un pied dans l'Est. Rester tributaire et debout. En avant.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 15 Septembre 2016

4

Quand quelqu’un passe dans ma vie, je lui parle de ces 15 jours radiophoniques qui ont bouleversé ma manière de voir les choses. J’avais 12 ans.

En 2001, Akhenaton sortait son album Sol Invictus. Il passait dans l’émission Planète Rap sur Skyrock. Il y a encore les cassettes (clic – les deux doigts – record) chez mes parents.

Mes premiers pas dans le rap. Le rap, l’éveil de ma conscience de classe. Le petit blanc de famille aisée du centre de Bordeaux a plongé dans le rap revendicatif des cités. De lui-même. Le rap, ma conscience de classe.

Tout au long de ces années, je suis resté plongé dans mes premières claques. IAM, Chiens de Paille. Assassin également. Paradoxalement, je n’ai pas plongé plus en avant. Cela me suffisait. J’ai croisé d’autres univers par la suite. Mais seul le rap a eu cette faculté de m’ouvrir à la politique. A l’injustice. Au devoir de se battre.

Aujourd’hui, si je milite dans une organisation, je le dois beaucoup à Messieurs Fragione, Mussard et consorts.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 14 Septembre 2016

3

Nous avons parfois besoin d’écrire pour extérioriser. Something brutal. Comme lors de ma seconde tentative.

Nous avons parfois besoin d’écrire pour garder tout cela à l’intérieur. Le temps avance mais parfois certains éléments restent à la traine. Ils reviennent comme des boomerangs. Nous aimerions nous en débarrasser. Impossible. Le temps fait son job. Peu à peu, le bordel d’hier laisse place aux nouvelles jolies choses. Et au futur bordel.

Il en faut peu pour se sentir déséquilibré. Pour trébucher de son nuage. Quelques mots par-ci et c’est l’impact. Quelques mots par-là pour venir clarifier les doutes, les angoisses. A nouveau, le temps fait son job.

Tributaire du temps. Qu’il est bon d’être également tributaire d’un.e autre.

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Rédigé par Mathieu C

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Publié le 12 Septembre 2016

2

Écrire oui mais pour raconter quoi ? Qui y a-t-il de plus stérile qu’une bouche qui bouge, qui bavarde pour ne rien dire ? La mélodie qui revient. Un air de déjà vu.

Écrire pour dire merde ? Écrire pour relâcher la pression ? Écrire pour se sentir vivant, je pense. Écrire pour aller à contre courant ou se persuader que je suis à contre courant ?

Écrire comme je rame. Écrire comme je milite. Écrire comme j’aime. Écrire comme je lis. Écrire comme je vis. Écrire comme je marche. Écrire comme je me cherche ? Écrire pour souffler.

Aujourd’hui, c’était l’Aïd-el-Kébir. Beaucoup d’absent.es. Le babtou – comme on m’a dit il y a deux mois – débarque ailleurs. Dans ce qu’ils appellent l’école de la République. A chaque fois que je traverse la cours, je ne peux cesser de penser que je me trouve dans les rouages de l’école de la ghettoïsation – sans italique.

Les élèves sont noir.es, basané.es. Je ne connaissais pas la moitié des prénoms des adolescent.es en face de moi. Le prof est blanc. Je m’appelle Mathieu. La France, 2016.

A se demander, mais qu’est-ce qu’ils attendent pour foutre le feu… ? Je les aiderai. Sans hésiter.

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Rédigé par Mathieu C

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