Publié le 30 Novembre 2016

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Jamais par la répression, vous n’obtiendrez la paix, la paix ! Hier, alors qu’un copain venait de me poser un lapin, je me dirige vers l’antre du capitalisme culturel, la grande surface par excellence qui brasse musique, littérature, cinéma… J’y vais pour m’acheter un petit livre. Juste un livre, promis. Oh mais tiens le rayon musique. Oh mais que vois-je ? Des bacs avec des galettes noires à l’intérieur. Bref, j’ai craqué.

Police machine matrice d’écervelés, mandatée par la justice sur laquelle je pisse ! Vingt minutes plus tard, je me trouve coincé dans la ligne 13 – la ligne des prolétaires ! – avec un 12" sous le bras. Je me sens un peu vieux. Il y a écrit dessus 1993, J’appuie sur la gachette… A l’époque, Joey Starr était bien loin du show-biz et proposait encore à la banlieue la révolte. Aujourd’hui, ce n’est pas mon job, mais la tentation est parfois bien palpable.

 

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Rédigé par Mathieu C

Publié dans #Dépenser des pensées

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Publié le 14 Novembre 2016

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Quand tu sens que tu ne gères plus. Quand tu sens que tu as tout donné pendant un moment suffisamment long. Sans retour en face. Il ne te reste que la colère. Et toutes les dérives qui vont avec. La colère, parce-que tu ne trouves plus de porte de sortie.

Tu as à la fois envie de ne plus rien entendre du tout, comme de dormir trois jours. De t'entendre dire, tout cela n'a pas eu lieu. Recommençons différemment. Tu as beau te convaincre que la liste positive qui en ressort est viable. Cela ne sert à rien.

Tu es en colère.

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Rédigé par Mathieu C

Publié dans #Dépenser des pensées

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Publié le 12 Novembre 2016

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Quand ça ne va pas bien, je bois la musique. Tel un assoiffé. Tel un ivrogne qui ne contrôle plus sa consommation. Je bois. Je bois. Ma soif n’est jamais rassasiée. C’est un des rares plaisirs en lequel je peux avoir confiance. Il peut me garder les pieds au sol. Bien en place.

Alors depuis deux jours, j’engrange. Superpoze. Une première claque. Quelques minutes plus tôt, j’apprenais la mort de Léonard Cohen. Cela m’a rassuré. Un grand homme de la musique s’en va. Mais bien d’autres sont toujours là.

Avant-hier, je découvrais le titre Racailles de Kery James. Le rap conscient existe encore.

Aujourd’hui, je viens de plonger dans Water Jump de Daniel Avery. Les bass claquent, les murs vibrent dans l’appartement. Il n’y a que ça de bon. Définitivement.

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Rédigé par Mathieu C

Publié dans #Dépenser des pensées

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